Repères historiques

Liste des maires de Rueil-Malmaison

Denis-François Debourges

1795-1813

Greffier, agent municipal sous le Directoire. Le conseil municipal sollicite des subsides un emprunt au corps législatif (26 pluviôse An IX). En 1806, le budget est redressé. En 1808, Melle Julien, propriétaire de Bois-Préau, décède et lègue une somme d’argent importante à la commission de bienfaisance. En 1804, le 15 août est célébré comme la St Napoléon.


Léonard Bertin

1813-1822

Issu d’une famille fortunée d’officies royaux, président de la chambre des comptes en 1782. En 1790, il épouse Marguerite Auger de Montignac, future héritière du château de Maurepas où le couple s’installe et demeure jusqu’à la Révolution. Nommé maire par Napol2on III puis Louis XVIII. Il semble avoir donné satisfaction puisqu’on le retient de démissionner plusieurs fois.

 


Jean Dherbès

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1822-1836

Né en 1774 à Mouisseaux (Seine-et-Oise), il entre à 18 ans dans l’armée comme soldat et devient capitaine au 17e régiment d’infanterie de ligne. Il participa aux campagnes de Napoléon. Il est à l’origine de la fondation de la loge maçonnique « Les Fidèles d’Hiram » de Rueil. 1837 : inauguration de la 1ère ligne de chemin de fer passant par Rueil (jusqu’au Pecq). 1838 : nouveau cimetière place d’armes (place Jean Jaurès) 1844 : inauguration de la gare de Rueil. 1845 : installation de l’éclairage au gaz, création de la salle d’asile (maternelle pour les 2-6 ans) ouverte grâce aux dons de Louis Napoléon, la reine Marie-Christine d’Espagne et du Ministre de l’instruction publique.


Simon Rotanger

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1836-1848

Né en 1774 à Mouisseaux (Seine-et-Oise), il entre à 18 ans dans l’armée comme soldat et devient capitaine au 17e régiment d’infanterie de ligne. Il participa aux campagnes de Napoléon. Il est à l’origine de la fondation de la loge maçonnique « Les Fidèles d’Hiram » de Rueil. 1837 : inauguration de la 1ère ligne de chemin de fer passant par Rueil (jusqu’au Pecq). 1838 : nouveau cimetière place d’armes (place Jean Jaurès) 1844 : inauguration de la gare de Rueil. 1845 : installation de l’éclairage au gaz, création de la salle d’asile (maternelle pour les 2-6 ans) ouverte grâce aux dons de Louis Napoléon, la reine Marie-Christine d’Espagne et du Ministre de l’instruction publique.


Adrien Cramail

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1848-1870

Né à Paris en 1806, fils d’un architecte et d’une mère originaire de Rueil. Rentier qui demeure 2é place St Germain l’Auxerrois à Paris et qui possède une belle propriété rue Bergère à Rueil. Capitaine de la Garde nationale et membre du bureau de bienfaisance de Paris ; Membre du conseil d’arrondissement Elu maire à 41 ans.. Fidèle soutien de Louis Napoléon qu’il rencontre à diverses reprises, notamment pour parler des travaux à effectuer à l’église. Maîtrise des eaux, pavages des rues, ouverture de nouvelles voies, entretien des chemins, effort d’hygiène (enlèvement hebdomadaire des ordures, balayage des rues, système d’égout). Réaménagement totale de la place de l’église, soutenu par l’Empereur.1855 : installation du « chemin de fer américain » reliant Rueil à Port Marly.1848 : la commune est autorisée à emprunter pour faire construite la future école Jules Ferry. 1869 : école de filles ouverte place de la Réunion. 1861 : la 1ère crèche de banlieue ouvre à Rueil, grâce à M. Rodrigues (crèche Sophie Rodrigues). 1850 : Eglise Saint Pierre Saint Paul classée monument historique. 1852 : création du poste de commissaire de police. 1869 : Inauguration de la nouvelle mairie, armoiries données à la ville. 1858 : inauguration du tombeau d’Hortense en l’église St Pierre St Paul en présence de Napoléon III. Il marie une des filles de la Reine Marie-christine au château de Malmaison. ; Il meurt à Rueil le 2 juillet 1876.


Paul Olivier

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1870-1871 puis 1881-1884

Né en 1825 à Châlons-sur-Marne, féculier à Rueil, conservateur. Proche de l’Eglise et des congrégations dont il défend les intérêts. Président de la Société de secours mutuel en 1865. Membre du conseil municipal en 1870, il est élu maire le 10 septembre. Il refuse le poste, mais accepte la présidence d’une commission administrative et préconise, devant l’avance allemande, l’exode vers Paris. Il installe la mairie provisoire  50 rue de Laborde à Paris 8e. Il dirige la commission jusqu’en 1871. Elu Maire en 1881. Réélu le 23 janvier 1884, il refuse, mais accepte lors de la séance du 22 mai. Il resta Maire jusqu’au 28 décembre 1884. Il décède à Rueil à son domicile, 2 place de la Réunion le 12 mai 1896.


Louis Hervet

1870-1881

Né à Paris en 1832, rentier. Appelé à la tête de la municipalité en octobre 1870. Républicain modéré qui aura de cesse d’améliorer l’enseignement et de défendre la laïcité. 1872 : la ville de Paris fait élever un monument commémoratif au hameau de Buzenval. Pose d’urinoirs, entretien des bornes fontaines, poursuite de la numérotation des rues, autorisation d’un 2èem jour de marché (le mardi) du 15 mai au 15 septembre. Incendie du 25 juillet 1873 à l’épicerie Rocher, 8 morts, dont 5 pompiers et l’adjoint au Maire M. Lienard. Rudesse de l’hiver 1879-1880 : aide alimentaire distribuée aux habitants. 1872 : la ferme de Fouilleuse devient « colonie pénitentiaire «  de garçons. 1878 : bibliothèque publique installée à l’école des garçons, aménagement d’une salle de musique et d’une salle de dessin. Il meurt en 1894.


Nicolas-Philibert Filliette

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1884-1892

Né à Rueil le 20 août 1829, issue d’une très ancienne famille ruelloise. Président du syndicat des cultivateurs, maire-adjoint de 1878 à 1881. Elu maire en décembre 1884 ; Luttes politiques vives, guerre scolaire et anticléricale. 1890 : adoption du projet de construction d’une école de filles.


Jean-Pierre Bouillet

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1892-1898

C'est un tournant pour la municipalité de Rueil-Malmaison. Médecin de profession, Jean-Pierre Bouillet est surtout le premier maire issu du parti radical de gauche. 1894 : création de la caisse des écoles. Relations tendues sur la laïcité entre le Maire et le journaliste P. Myer qui débouchent sur un duel à l’épée entre les 2 hommes dans une propriété de Bougival. Affrontements constants au conseil municipal (finances, église, éducation).1896 : la ville rejoint un comité de défense formé par les communes bordant la Seine qui sont « devenues inhabitables » à cause de la pollution venant de Paris, adoption des « poubelles », création d’un service de lait stérilisé à la crèche pour les parents nécessiteux (lutte contre la mortalité infantile). 1896-1897 : inondations importantes.


Roger Jourdain

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1898-1906

Républicain. Issu d’une famille de tisserands de Louviers. Après avoir fait l’école des Beaux Arts de Paris, il se consacre à la peinture. Il se fait d’abord connaître comme peintre orientaliste et côtoie H. Regnault et G. Clairin. Il fit don de 2 de ses tableaux (aujourd’hui dans la salle des mariages) à la ville. Il participe comme artilleur aux combats de Buzenval en 1870 Il fréquente Henri Regnault. Il expose quelques toiles jugées mineures. Vers 1890,il vient habiter une belle villa, chemin des Vignes. Il contribue à l’assainissement de la ville par la construction d’égouts et saura utiliser ses relations personnelles pour des dons généreux à la ville. Ainsi, Tourgueniev, Domage  et Cramail permettront-ils l’achat d’une ambulance et d’une arroseuse. La construction de l’hôpital Stell, grâce au don du couple Tuck est sa principale réalisation. Il fut à la base de tous les grands projets pour la ville : élargissement de la rue du Château, gare de marchandises, tramway Rueil-Versailles. Il dû malheureusement donner sa démission pour raison de santé.

Il meurt  à Paris le 18 août 1918.


Paul Gimont

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1906-1908

Né à Versailles en 1847, 2 ans adjoint au Maire Jourdain. Elu maire sur la liste Union Républicaine libérale et démocratique. Pas de grands problèmes à régler, il donnera des noms à des chemins ruraux qui se sont peuplés, en particulier à Buzenval (rue du Marquis de Coriolis, du Général Carrey de Bellemare, etc.). Urbanisation de la plaine. Il meurt à Rueil en 1918.


Auguste Cuenne

1908-1912

Né dans le Jura en 1853. D’abord ouvrier dans la plomberie et la couverture, il installe une entreprise importante à Rueil, 8 rue du Quatre septembre. Elu conseiller municipal en 1906 sous la bannière radicale, il est élu Maire en 1908 sur la liste de l’Alliance républicaine radicale. Modernisation des installations : électricité dans la salle du conseil municipal, téléphone au commissariat, acquisition des bains-douches de Mme Edeline (rue de la Bénarde), acquisition d’un nouvel abattoir. Assistance aux plus démunis. Crise ouverte avec l’opposition qui accuse la majorité de conflits d’intérêts. 1909 : une partie du CM démissionne. Le Maire n’a plus la majorité. 1910 : crue de la Seine.


Emile Leblond

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1912-1919

Né à Paris en 1854 ; Il s’engage très jeune dans l’armée, est nommé sous-lieutenant en 1884 et capitaine en 1891. Il travaille aux chemines de fer jusqu’en 1913. Conseiller municipal en 1908. Républicain radical. Il remplace A. Cuenne, élu Maire ; mais démissionnaire. Très bon administrateur, il assure à la population tout le ravitaillement nécessaire en cette période de guerre. Il organise les formations sanitaires chargées d’accueillir les blessés et sut équilibrer les finances de la ville.


Louis-François Besche

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1919-1922

Né à Rueil en 1855. Cultivateur. Elu conseiller municipal en 1909. Situation politique chaotique et pas toujours claire, grandes rivalités au sein du conseil municipal. Il  meurt à Rueil le 2 décembre 1931.


Paul Falot

1922-1923

Un conseil municipal de droite se donne un Maire de gauche. Industriel de l’automobile installé depuis longtemps à Rueil, avenue de paris. Président de la fédération du parti radical et de l’Union du Commerce et de l’Industrie. C’est un notable qui cherche les responsabilités politiques. Après plusieurs échecs, il devient Maire et ne sera jamais conseiller général, malgré plusieurs tentatives.  Victime d’attaques anonymes, de plaintes remontant jusqu’à la préfecture, il donne sa démission en décembre 1922.


André Lachaud

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1923-1932

Né en 1858 en Haute-Loire, il s’installe quelques années plus tard à Rueil, où il prend art à la vie municipale dès 1896. Il est comptable dans une compagnie d’assurances parisienne, conseiller municipal de 1896 à 1912 et adjoint de 1912 à 1919. Jusqu’en 1918, il est classé dans la famille radicale. Mais en 1919, il figure sur la liste du Bloc National. Il décède en 1932. Nombreux égouts construits, nombreuses routes goudronnées, canalisations de gaz et d’eau dans tous les nouveaux quartiers, 1929 : ouvertures des nouveaux groupes scolaires des Godardes et de Buzenval. 1930 : Réception de son Altesse Royale de prince héritier du Danemark. 1928 : ligne d’autobus Rueil-St-Cloud. 1932 : ossuaire aménagé sous le monument aux mortes de 1870 au cimetière ancien. Sous sa magistrature et l’impulsion de jean Bourguignon, conservateur de La Malmaison, Rueil devient Rueil-Malmaison le 28 janvier 1928.


Henri Montagne

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1932-1935

Couleur politique inchangée. Ingénieur des Arts et Métiers, ancien 1er adjoint. 1932 : le boulevard de la Malmaison est renommé en avenue de l’Impératrice Joséphine et rue du Prince Eugène. 1934 : ’école Tuck Stell est inaugurée, ouverture du marché des Houtraits.


Paul Neveu

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1935-1938

Né en 1879, fils d’Auguste Neveu, propriétaire de l’usine Hurtu. Elu maire avec le parti de l’Union républicaine. Agent d’assurances. Incidents nombreux au conseil municipal. L’opposition demande à intervenir dans les commissions, ce qui leur est refusé (mai 1935). L’enthousiasme du Front populaire se fait ressentir. La tension est à son paroxysme lors du conseil municipal du 11 octobre qui ne peut se tenir faute de quorum. Le maire déclare ne pouvoir siéger sous la pression populaire. Loi du 12 mars 1930 sur le statut du personnel est approuvée (sauf la loi su r les 44h de travail). Agitations importantes lors du défilé du 11 novembre 1935 avec d un côté l’officiel avec la maire, anciens combattants et drapeau tricolore et de l’autre celui du Front populaire. Dès juin 1936, les plus importantes entreprises ruelloises entrent en grève. Les élus de’ gauche poussent le maire à la démission, sans succès. ; Aides sociales aux grévistes et chômeurs. Acquisition d’un terrain aux Bulvis pour l’installation d’un nouveau cimetière.


Edouard Boulanger

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1938-1939

Élu communiste. Né en 1908 à Asnières, journaliste à l’Humanité. Cette municipalité se qualifie d’ouvrière. Augmentation du salaire du maire (de 12 000 F à 18 000 F). Prise en charge, par la mairie, de certains repas de la cantine. Inauguration du square Henri Barbusse, de la rue Paul Vaillant-Couturier et de la place jean Jaurès. Mars 1939 : le groupe scolaire Gallieni devient Robespierre. Dès l’été 1939, acquisition de masques à gaz  pour la défense passive. Les lampes des rues sont enlevées, les enfants sont évacués. Le maire et 6 conseillers sont mobilisés. Le 26 septembre, le gouvernement interdit toute présence de communistes dans les instances politiques. Le 4 octobre, le conseil municipal est donc suspendu.

Les conseillers municipaux destitués sont remplacés pas des délégations spéciales nommées par le gouvernement Daladier. A Rueil, le président en est le Dr Paul Louis Caine (parti radical). Puis Charles de Poix, industriel, nommé par un arrêté de la préfecture le 14 juin 1940. M. Hoine, commissaire divisionnaire lui succède le 9 juillet 1940 ; puis Charles Noel le 16 juillet 1940 et enfin une délégation spéciale, le 2 octobre 1940, composée de Roger Hackspill, Edouard Poussin, Pierre Ducrocq et Paul Maignan.


Julien Laparlière

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1945-1947

Socialiste. Premier Maire élu après la Libération. Il sera forcé de démissionner suite à la tragédie du Sélect’ en 1947.


Marcel Pourtout

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1941-1944 puis 1947-1971

Né le 12 février 1894 à Saint-Aignan (Loir-et cher). Mobilisé en 1914, il participe aux batailles de la Somme, de Verdun et du Chemin des Dames. En 1925, il crée un atelier de carrosserie à Bougival puis vient s’établir à Rueil en 1936 au 37 avenue Paul Doumer. En 1941, un arrêté préfectoral le nomme maire. Il doit faire fasse à de nombreux problèmes : aides aux prisonniers, emploi, ravitaillement, occupation. Il tient tête aux occupants, n’hésitant pas à s’offrir en otage. 

 

Le 19 août 1944, les chefs des F.F.I. de la ville disent à M. Pourtout, alors maire de la commune, qu’il doit laisser sa place au Comité Local de Libération et que celui-ci prend à partir de cet instant l’administration de la ville, ordre du gouvernement provisoire. M. Pourtout et son conseil prennent congé. Ce comité sera officialisé le 1er octobre 1944. M. Guibora en sera le président, M. Tanguy, un de ses adjoints. Le 29 novembre 1944 a lieu l’élection du maire et des adjoints, approuvée par le Préfet : M. Tanguy est maire. Ses adjoints sont MM. Guibora, Lagane, Dadot, Laparlière et Mme Tâche.

 

En octobre 1947, il est élu Maire. Réélu jusqu’en 1965, il est nommée maire honoraire en 1971. Elu en 1949 Conseiller Général du canton de Marly. Vice-président du Conseil Général de Seine-et-Oise de 1953 à 1956 et y préside de 1957 à 1960. Il décède à Rueil en 1979.



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